mardi 29 décembre 2015

culture jazz

http://culturejazz.fr/spip.php?article2836

ONJ + DEDALUS + Phil GLASS : à Paris en décembre.

Back to the seventies
D 22 DÉCEMBRE 2015     H 16:08     A ALAIN GAUTHIER    

Concert historique ce soir au Carreau du Temple : l’ONJ et l’ensemble DEDALUS copinent pour jouer Music with changing parts de Phil GLASS. Historique parce que d’un seul coup d’un seul, nous rembobinons le temps-qui-passe jusqu’à l’année 1970, année de naissance de cette œuvre, historique parce que les opportunités d’entendre ces musiques minimalistes répétitives sont rarissimes. Bon, d’accord l’opéra Einstein on the beach du même Glas il y a 18 mois au Théâtre du Châtelet mais quoi d’autre ?
Donc Music with changing parts.
« Cette recréation inédite redonnera à la pièce sa force originelle de transe aux effets psycho-acoustiques. Première d’une rencontre exceptionnelle entre dix-huit musiciens, réunis sur scène pour un voyage hypnotique et fascinant au cœur de l’une des œuvres fondatrices de la musique minimaliste » raconte le doc de présentation.
Orchestre National de Jazz - Olivier Benoît -  voir en grand cette image
Orchestre National de Jazz - Olivier Benoît
Ce voyage commence par une immersion sans sas de compression, on plonge dans cette première boucle comme on entre dans un mille feuilles sonore : tête en avant là où on peut.
Immersion puis apnée. Pour filer au bout du bout de la structure qui se répète et ne pas rater le petit quelque chose de rien du tout qui va venir la perturber, l’enrichir, la changer. Est-ce un son filé du trombone ? Une cascade à la flûte ? Une nouvelle clave aux percussions ?
On s’en fout.
On laisse aller.
La descente s’approfondit, les eaux refroidissent, la peau s’adapte. Une vibration, un frémissement, le rythme qui accélère : cet endroit est habité, on s’y côtoie à l’aveugle, on s’y frôle, on s’y longe. Danse de dauphins, longues coulées immobiles.
Vastitude, courants mêlés, l’oreille se fait antenne satellite et pivote à 360°, l’espace entier sonne et résonne. Pus de corps, plus d’oreille : chacun comme un immense capteur multidirectionnel.
Les résistances lâchent les unes après le autres, cette musique lancinante a les vertus d’un baume. D’un baume pour burn-outé du genre à détendre les neurones fripés, assouplir les axones tressés et aplanir les méninges saturées.
L’heure et demie passe comme un rêve éveillé à un univers double, les musiciens n’ont pas faibli une seconde, tension, densité, précision, jeu collectif.
Ils s’arrêtent d’un seul coup, la transe aussi et le public les applaudit longuement, longuement, longuement.

mercredi 2 décembre 2015

PHILIP GLASS/DEDALUS +ONJ - Carreau du Temple - 17/12/15



DEDALUS & ONJ OLIVIER BENOIT 

IN MOTION
PHILIP GLASS - MUSIC WITH CHANGING PARTS

JEUDI 17 DÉCEMBRE / 20H30
JAZZ FABRIC#24 au Carreau du Temple
Le Carreau du Temple
2 rue Perrée, 75003 Paris
T. 01 83 01 93 30 – www.carreaudutemple.edu

Soirée en partenariat avec La Muse en Circuit, Centre National de Création Musicale

DEDALUS
Amélie Berson, flûte / Pierre-Stéphane Meugé, saxophone / Sakina Abadou, saxophone / Denis Chouillet, claviers / Barbara Dang, clavier / Stéphane Garin, vibraphone / Didier Aschour, guitare et direction artistique 
ONJ
Jean Dousteyssier, clarinettes / Alexandra Grimal, saxophone, voix / Hugues Mayot, saxophone
 / Fabrice Martinez, trompette / Fidel Fourneyron, trombone / Théo Ceccaldi, violon / Sophie Agnel, piano / Paul Brousseau, clavier / Sylvain Daniel, basse / Eric Echampard, vibraphone / Olivier Benoit, guitare

L’ensemble Dedalus, fondé en 1996 par Didier Aschour, et l’Orchestre National de Jazz nous invitent à redécouvrir Music With Changing Parts de Philip Glass (1970), une composition construite sous la forme d’une partition ouverte, aussi bien dans la distribution des instruments que dans la durée, qui a la particularité de laisser une place à l’improvisation.
Cette recréation inédite redonnera à la pièce sa force originelle de transe aux effets psycho-acoustiques. Première d’une rencontre exceptionnelle entre dix-huit musiciens, réunis sur scène pour un voyage hypnotique et fascinant au cœur de l’une des oeuvres fondatrices de la musique minimaliste.

vendredi 8 mai 2015

TOM JOHNSON 75 à La Générale

http://www.lagenerale.fr/?p=5371



France Musique - Dedalus au Festival Extension, par Anne Montaron

http://www.francemusique.fr/emission/au-saut-du-lit/2014-2015/l-ensemble-dedalus-au-festival-extension-par-anne-montaron-04-29-2015-09-48

IN situ - Festival Extension, Instants Chavirés



28 avril 2015, Festival Extension - Instants Chavirés 
DEDALUS ENSEMBLE 

Longtemps, Dedalus a joué presque exclusivement des 
œuvres de l’avant-garde américaine des années 60/70. 
Longtemps, en effet, une pratique de l’expérimentation dans la 
musique écrite a semblé sans héritage. Mais depuis quelques 
années, on assiste à l’émergence d’une nouvelle génération de 
compositeurs se référant directement à cette avant-garde. Ces 
petits-enfants de John Cage, comme on a pu voir décrite cette 
génération, vivent en Europe, en Asie, ou en Amérique et c’est 
avec enthousiasme que l’ensemble encourage, soutient et 
diffuse leurs créations. 
Après un projet avec des compositeurs britanniques 
(Coïncidences) et nord-américains (Made in USA), Dedalus a 
commandé des œuvres nouvelles à 3 compositeurs français Jean- 
Luc Guionnet, Yannick Guédon et Jean-Philippe Gross. Issus des 
musiques improvisées ou électroniques, ils investissent 
l’écriture musicale avec une évidence et une grande 
originalité. Leurs pièces interrogent les relations de 
présence et de rapport à l’espace architectural et mental du 
concert. Poursuivant le travail engagé les saisons 
précédentes, l'ensemble souhaite proposé au public  de 
nouvelles approches de la composition musicale, une "autre" 
musique contemporaine, basée sur la perception du phénomène 
sonore, du geste instrumental et de la performance. 

> Jean-Luc Guionnet : Distances Ouïes-Dites (2013)  
> Jean-Philippe Gross : Cutting Lines (2013) nouvelle 
version 
> Yannick Guédon : Chaque chose (création)  

DEDALUS   
Amélie Berson, flûte 
Silvia Tarozzi, violon 
Deborah Walker, violoncelle 
Fabrice Villard, clarinette 
Thierry Madiot, trombone 
Stéphane Garin, percussion 
Didier Aschour, guitare 

Production : Instants Chavirés, La Muse en Circuit, 
Dedalus. 

IN space


Musique expérimentale dans l’espace public 
Mardi 14 avril, 14h-18h 
Campus de l’Université Paul Valéry, Montpellier 
DEDALUS ENSEMBLE 

IN space est un projet qui fait sortir la musique de la salle de concert pour aller jouer dans l’espace public. Les musiciens de l'ensemble Dedalus interprètent 35 Sculptures Musicales de John Cage dans différents espaces du campus de l’université Paul Valéry. A la rencontre des étudiants, professeurs et personnels, les sons tenus des 6 musiciens forment des sculptures sonores qui s’intègrent à l’environnement et interrogent ses rapports au son et à l'art.
A partir d’une idée de Marcel Duchamp, John Cage imagine une exposition de Sculptures Musicales dans lesquelles les sons remplacent les formes et textures. En invitant à percevoir le son dans sa dimension plastique, il amène l’auditeur à reconsidérer les représentations spatio-temporelles qui lui sont attachées.
Dans le même temps et dans d’autres espaces de l’université, un groupe d’étudiants de l’école Supérieure des Beaux Arts de Montpellier interprète des œuvres emblématiques de la musique expérimentale qui ont en commun de remplacer les instruments de musique par des objets du quotidien, radios, bouteilles, tables, etc., préparées pendant un atelier avec Didier Aschour.

John Cage : 35 Sculptures Musicales (1989)
DEDALUS ENSEMBLE
Amélie Berson, flûte
Dafne Vicente-Sandoval, basson
Fabrice Villard, clarinette
Pierre-Stéphane Meugé, saxophone
Christian Pruvost, trompette
Thierry Madiot, trombone
+
Alvin Lucier : Opera with Objects (1997)
John White : Drinking and Hooting Machine (1968)
John Cage : Radio Music (1956)
La Monte Young : Poem for Chairs, Tables, Benches, etc. (1960)
Par un groupe d’étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Montpellier (Youn-Eun Kim, Pierre Peres, Maxime Franco, Valentine Zivanovic, Matthieu Alquier) et des étudiants (du cours sur l’art sonore de Stephan Barron) de l’Université Paul Valery.
Didier Aschour, direction artistique

Coproduction : Dedalus, Théâtre de la vignette, Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier.